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carte pour monocepage region viticole aleatoire
Dégustations

Prestige, les stars de nos appellations – 2002

Château Puech-Haut sur le terroir de Saint Drézéry

Quand on emprunte la longue allée bordée d’oliviers avec le vignoble de chaque côté, on a du mal à imaginer qu’à cet endroit, il y a environ un vingtaine d’années, rien ne faisait penser à une propriété viticole. Car aujourd’hui, Château Puech-Haut est un des plus beaux domaines du Languedoc, et les vins parmi les meilleurs de la région. L’histoire de Puech-Haut n’est pas banale, le propriétaire Gérard BRU, non plus : un ex-industriel qui, partant de rien avait créé une entreprise de 500 employés et une fortune personnelle. Au début des années 80, il achète 25 hectares de terre au nord-est de Montpellier. Pas un cep de vigne, que des oliviers et de la garrigue. Le terroir n’est pas encore classé A.O.C., mais pas de doute, un terroir excellent pour la vigne : des sols constitués d’argile, de calcaire et couverts de galets roulés, les mêmes galets que l’on trouve à Châteauneuf du Pape. Les cépages initialement choisis pour les plantations de grenache et syrah. Depuis, il a été acheter des parcelles voisines avec des vieux carignans (50 à 60 ans) et planté quelques hectares avec les trois grands cépages blancs du Rhône : viognier, marsanne et roussanne. Aujourd’hui le vignoble s’étend sur 50 ha, dont 42 ha en production. Ils sont dans l’ère d’appellation Côteaux du Languedoc, Saint Drézéry, qui est le nom de la commune et le plus petit « terroir » du Languedoc. Extrait de Vinbladet (journal danois) février-mars 1999
Vin N°

Château Puech-Haut Tête de Cuvée Blanc 2000

Coteaux du Languedoc
Fiche de dégustation Château Puech-Haut Tête de Cuvée Blanc 2000
Vin N°

Pouilly Fumé Pur Sang 2000

Didier Dagueneau
Fiche de dégustation Pouilly Fumé Pur Sang 2000
Vin N°

Vin de Pays des Bouches du Rhône 1997

Domaine de Trévallon
Fiche de dégustation Vin de Pays des Bouches du Rhône 1997
Vin N°

Château Haut Brion 1er Grand Cru Classé 1993

Pessac Léognan Bordeaux
Fiche de dégustation Château Haut Brion 1er Grand Cru Classé 1993
Vin N°

Gevrey Chambertin Cœur de Roy Vieilles Vignes 2000

Domaine Bernard Dugat-Py
Fiche de dégustation Gevrey Chambertin Cœur de Roy Vieilles Vignes 2000
Vin N°

Pago de los Capellanes Reserva 1998

Ribera del Duero Espagne
Fiche de dégustation Pago de los Capellanes Reserva 1998
Vin N°

Château Rayas 1996

Châteauneuf-du-Pape
Fiche de dégustation Château Rayas 1996
Vin N°

Riesling Grand Cru Brand Vendanges Tardives 1995

Domaine Zind Humbrecht
Fiche de dégustation Riesling Grand Cru Brand Vendanges Tardives 1995

Les vins ont tous été dégustés à l’aveugle et dans les meilleures conditions possibles, un membre de club (qui animera la dégustation) reçoit des informations quant à la préparation des vins, température de service, carafage, ouverture…

Domaine Didier Dagueneau

Le grand maître du sauvignon a trouvé une sérénité qui lui manquait il y a quelques années, sans rien perdre de son sens de l’humour. En tant que vigneron, Didier Dagueneau peut désormais exprimer tout son talent : à la vigne, admirablement secondé par des vignerons hors pair, et en vinification, où il sait mieux que nul autre combiner un rare savoir œnologique à une intuition généralement gagnante. Le Pur-sang qui, comme son nom l’indique, est un des vins blancs les plus purs. En 2000, la maturité des vins nous a paru encore supérieure. Le Pur-sang dispose d’une amplitude énorme.

Extrait du Guide Bettane & Desseauve

Domaine de Trévallon

Acheté en 1955 par René Dürrbach, peintre, sculpteur, ami de Picasso et Léger, le domaine a été repris en 1973 par son fils Eloi. Constitué de nombreuses petites parcelles situées autour du domaine, Trévallon est une exception dans le paysage du vignoble provençal tant par la personnalité de son vin que par celle de son propriétaire. Cru passionnant, il est bien plus caractéristique du potentiel original du terroir des Baux-de-provence que la plupart des vins ayant droit à cette appellation et qui végètent. En effet, Trévallon a été interdit d’appellation en raison d’une part trop importante de cabernet-sauvignon dans son vignoble. Rappelons à tout hasard que c’est le docteur Guyot lui-même qui, en 1868, avait conseillé ce cépage dans l’appellation, sur des vrais critères de terroir, et que les seules vieilles vignes qui existent, sont à juste titre dans ce cépage. Contrairement à une idée faussement propagée, ce sont les autres cépages qui sont de tradition récente. Trévallon n’en demeure pas moins un cru éminemment provençal, fougueux, plein et long, d’un bouquet captivant de thym, de laurier et de notes rôties. Vieillissant parfaitement, c’est assurément l’un des rares vins ambitieux du secteur.

Extrait du Guide Bettane & Desseauve

Château Haut Brion : 1er Grand Cru classé en 1855

Haut Brion est le seul premier cru qui appartienne à des Américains. En 1935, la famille Dillon a acquis le domaine, qui se trouvait alors en très mauvais état, et investi des sommes importantes pour la rénovation des chais et du vignoble. Cette propriété est actuellement l’une des plus spectaculaires des Graves.
La vinification est aujourd’hui assurée par le très talentueux Jean Delmas, fervent partisan d’une fermentation courte à température élevée (30°C en moyenne). Comme la plupart des vins du Bordelais, Haut Brion est élevé pendant une longue période (22 mois en moyenne) en fûts de chêne neuf. C’est souvent le dernier à être mis en bouteille.
Il est intéressant de noter que, dans les dégustations à l’aveugle, Haut Brion est souvent classé comme le plus précoce et le plus léger des grands crus. En vérité, il n’est pas si léger, mais il est tout simplement différent des Médoc corpulents, charnus et marqués par le chêne, et des crus plus souples de la rive droite, dominés par le merlot. Malgré son caractère précoce, il est parfaitement capable de vieillir 30 ans et plus dans les bonnes années, ce qui fait qu’il se maintient sur une période nettement plus longue que n’importe quel autre premier cru.

Domaine Bernard Dugat-Py

Les derniers millésimes ont porté ce petit domaine artisanal au pinacle de la Bourgogne. Désormais les plus célèbres vignerons de l’univers viennent en pèlerinage dans le vieux caveau du domaine – plus de huit siècle – aux voûtes si élégantes, pour admirer quelques unes des expressions les plus fortes du pinot noir d’aujourd’hui. Le terroir de Gevrey leur donne une force de couleur et une intensité de corps inégalables, tandis qu’un minutieux travail à la vigne permet de rentrer à chaque vendange des raisins d’une qualité exemplaire. Bernard Dugat ne possède que des petites parcelles en grand et premier cru (Mazis Chambertin, Charmes Chambertin, Lavaux Saint Jacques et quelques rangs de Chambertin) et l’essentiel de sa production ne peut revendiquer que l’appellation « village » mais quelq « villages » ! De vieilles vignes presque toutes situées sur le coteau qui jouxte Brochon donnent des vins d’une puissance inouïe et d’une tenue en bouche qui laisse loin derrière elle les grands crus de tant de producteurs approximatifs ou indifférents. En particulier la cuvée Cœur de Roy atteint une somptuosité étonnante et sert désormais de référence stylistique pour tout le secteur nord de la côte de Nuits. Souhaitons enfin que des propriétaires intelligents comprennent l’intérêt de confier en fermage quelques vignes de leur patrimoine à ce viticulteur d’exception qui saura les magnifier comme nul autre. Vins d’une richesse de sève prodigieuse dont l’élégance ne se révèlera qu’après un très long vieillissement en bouteilles. Nous ne voyons pas d’autre mots pour les qualifier que « l’honneur de la Bourgogne en bouteilles ».

Extrait du Guide Bettane & Desseauve

Ribera del Duero

Est-ce bien utile de situer la Ribera del Duero, cette région viticole des rives amont du Duero, (ou Douro en portugais)? Ce haut plateau argilo-calcaire, dont l’altitude oscille entre 700 et 900 m compte comme capitales Valladolid et Burgos. En ce qui concerne les vins le plus célèbre d’entre eux, la Vega Sicilia (Le Pétrus espagnol) en est issu. La Ribera del Duero est sans aucun doute la région viticole espagnole ayant le plus progressé au cours de ces 15 dernières années.

Pago de los Capellanes – « Le clos des Capucins »

Pago de los Cappellanes fut jadis propriété de la « parroquia (paroisse) de Pedrosa ». En échange du travail rendu, chaque capucin se fit attribuer un lopin de terre ou « clos » où il planta sa vigne. Un ancêtre de Paco Rodero actuel propriétaire du Domaine y eut la sienne. En hommage à sa famille, Paco fera bientôt de « Pago de los Capellanes » un second Vega Sicilia. Nous en sommes convaincus et nous vous invitons à bien retenir ces quelques lignes.
Nous citons Paco Casas, l’œnologue de la maison « il est relativement aisé dans notre région de réaliser un bon vin ; il est cependant plus difficile de faire naître un Grand Vin. Seule une somme de petits détails vous permet d’y parvenir. »
Ne tardez pas à saisir ces vins remarquables car ils sont distribués, mais comptés…

Château Rayas

Les vins de l’extraordinaire Château Rayas, élaborés par feu le malicieux et excentrique Jacques Reynaud, ont été le clou de quelques-unes des plus grandes dégustations de ma vie. Il y a dans ma cave personnelle des bouteilles dont je ne me séparerais pour rien au monde ; parmi elles figurent les meilleurs millésimes de Rayas. Ce cru atteint en effet, dans les grandes années, des sommets de somptuosité et d’intensité, conjugués à des arômes d’une opulence qui ferait pâlir les plus grands bourgognes ou les premiers bordeaux.
Nul ne soupçonnerait, en voyant les bâtiments délabrés de cette propriété (ils se trouvent au bout d’un chemin de terre en piteux état et ne sont indiqués par aucun panneau de signalisation), qu’on y fait l’un des vins les plus extraordinaires qui soient. Nous le devons à Jacques Reynaud et à son père Louis, décédé en 1978. Jacques Reynaud était en effet un génie (discret) de la vinification – ses Châteauneuf sont issus de rendements minuscules. Il était épaulé par sa sœur Françoise, aussi excentrique que lui et qui a pris sa suite.
Rayas est à mille lieues, sinon à l’opposé de la vinification moderne. Dans ses chais, nulle trace de système de contrôle des températures, de chêne neuf ou d’œnologue, mais seulement tout un assortiment de foudres, de demi-muids et de fûts. Je pourrais écrire un livre entier sur Jacques Reynaud, qui, sous des dehors résolument hostiles à la gloire et allergiques à son siècle, était en fait un homme extrêmement cultivé, manifestant une érudition exceptionnelle et une grande passion dans divers domaines – notamment la bonne chère, comme j’ai pu m’en apercevoir lors de nombreux repas à La Beaugravière.

Domaine Zind Humbrecht

Avec ses impressionnants foudres en bois, l’immense cave moderne de Zind-Humbrecht est, plus que jamais, le vaisseau amiral du vignoble alsacien. Ce mélange du modernisme à la pointe de la technique et de la capitalisation intelligente de tous les acquis anciens se double d’une direction à deux têtes. N’hésitant jamais à visiter des caves et des vignobles au quatre coins du monde, Léonard, le père, est le visionnaire et l’intuitif de génie, toujours à l’affût d’une idée nouvelle qu’il analyse avec un solide bon sens. Scientifique de haut niveau, ingénieur, master of wine, Olivier, le fils, met toute son énergie dans la direction du domaine, testant la biodynamie avec la rigueur du scientifique à la vigne et en suivant de près la vinification. Grâce à ce dialogue fécond, le domaine Zind-Humbrecht caracole en tête des vins d’Alsace et se situe dans le petit carré des meilleurs vins blancs du monde depuis une trentaine d’années. En amassant, il y a vingt ans, un formidable patrimoine de vignes dans les meilleurs terroirs d’Alsace complètement délaissés, Léonard Humbrecht avait ouvert la voie au Rangen et au Brand, qui sont les grands succès d’aujourd’hui. La deuxième étape est marquée par la construction en 1992, avec son fils Olivier, de cette cave aux proportions gigantesques qui, avec ses grands foudres magiques, se révèle être un bon outil de travail. Puis, en apportant sa rationalité d’ingénieur agronome avec des méthodes réfléchies dans l’univers mouvant de l’agriculture agro-biologique et biodynamique, Olivier s’attaque au vignoble qu’il repense de fond en comble en commençant par les parcelles les plus difficiles, pour faire progresser le vignoble dans son entier. Déjà au firmament des grands vins blancs, la qualité des vins continue de progresser. Grâce à une maturité de mieux en mieux contrôlée, les vins se distinguent par une grande richesse et une concentration de plus en plus forte, avec leur corollaire, des vins de plus en plus typés vendanges tardives dans les années 90 et de moins en moins secs.

Extrait du Guide Bettane & Desseauve

Le Brand

Grand cru classé en 1983.
Superficie : 57 hectares.
Exposition : sud, sud-est.
Au dessus de Turkheim, le Brand ondule en deux grands coteaux jusqu’aux 343 mètres de son point le plus élevé. Cette « terre de feu » – on la défrichait jadis par des brasiers – se comporte aussi, grâce à son profil, sa déclivité, son orientation, comme un gigantesque four solaire, offrant sans retenue ses ceps à l’incandescence des rayons. Globalement granitique, le terroir se nuance selon les situations. Formant dépression en cœur de côte, le Brand proprement dit occupe un substrat de granite de Turkheim, à deux micas, dégradé en arène, donnait un sol siliceux et pauvre (vins précoces, souvent alcooleux, très réussis en petite année). A ses flancs, le Steinglitz trouve en profondeur, sous la même couche de gore granitique, un soubassement marno-calcaire qui assure aux vignes une meilleure alimentation hydrique. A l’est du cru, dans la partie du Schnekelsbourg, les marnes et calcaires du Muschelkalk sont plus en surface sous un granite particulièrement décomposé : outre une meilleure hygrométrie, le sol se révèle ici plus riche en éléments minérux et fertilisants (vins nerveux, d’excellente garde).
Même si ses compagnons de terroir font honorable figure, le Riesling est l’incontournable roi du Brand : vins tôt expressifs, au fruité opulent, se bonifiant avec l’âge.

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