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Dégustations

Bourgogne Blanc 1999

THEME BOURGOGNE BLANC « l’analyse des 3 principales appellations : CHASSAGNE - MEURSAULT - PULIGNY » Domaine Louis LATOUR 1ère PARTIE : Ouverture du palais et découverte « coup de cœur «  rapport qualité/prix (rappel : Arômes primaires et secondaires)
  • Chardonnay d'Ardèche 1996 (pas d'élevage en fûts) 
  • Grand - Ardèche 1996 (30 à 40 % de fûts neufs)
2ème PARTIE : Analyse comparative des 3 appellations - les caractéristiques principales
  • CHASSAGNE MONTRACHET 1996 
  • MEURSAULT 1996 
  • PULIGNY MONTRACHET 1996
3ème PARTIE : Analyse comparative des appellations villages ci-dessus et les premiers crus (Test 1 : Quelle vin avez-vous déjà déguster ? - même appellation, même parcelle et même millésime)
  • CHASSAGNE MONTRACHET 1er Cru "Morgeot" 1996 
  • MEURSAULT 1er Cru "Charmes" 1996 
  • PULIGNY MONTRACHET 1er Cru "La Garenne" 1996
4ème PARTIE : Prestige et privilèges des arômes tertiaires et analyse de la structure d’un Grand Cru
  • PULIGNY MONTRACHET 1er Cru "La Garenne" 1989
(Test 2 : Quelle appellation par rapport aux vins précédents ?) 
  • CORTON CHARLEMAGNE Grand Cru 1994
 
Vin N°

Chardonnay d'Ardèche 1996

Domaine Louis Latour (Beaune)
Vin N°

Grand Ardèche 1999

Domaine Louis Latour (Beaune)
Vin N°

Chassagne Montrachet 1996

Maison Louis Latour (Beaune)
Vin N°

Meursault 1996

Maison Louis Latour (Beaune)
Vin N°

Puligny Montrachet 1996

Maison Louis Latour (Beaune)
Vin N°

Chassagne Montrachet 1er Cru "les Chevenottes" 1996

Maison Louis Latour (Beaune)
Vin N°

Meursault 1er Cru "Charmes" 1996

Maison Louis Latour (Beaune)
Vin N°

Puligny Montrachet 1er Cru "La Garenne" 1996

Maison Louis Latour (Beaune)
Vin N°

Puligny Montrachet 1er Cru "La Garenne" 1989

Maison Louis Latour
Vin N°

Corton Charlemagne Grand Cru 1994

Domaine Louis Latour (Beaune)

Les vins ont tous été dégustés à l’aveugle et dans les meilleures conditions possibles, un membre de club (qui animera la dégustation) reçoit des informations quant à la préparation des vins, température de service, carafage, ouverture…

A la découverte des Grands Bourgognes Blancs

 à travers le Domaine Louis Latour

La Maison LOUIS LATOUR

Fondée à Beaune en 1797, la maison de négoce a patiemment constitué un vaste domaine de 50 hectares de grands crus au cours du 19ème siècle. Le Domaine Latour à la fois producteur et négociant, a pris  sa forme définitive en 1890, après l’acquisition du domaine viticole, du château et de la cuverie de Corton-Grancey.

Les sept dernières générations du domaine, ont eu pour prénom Louis, ce qui conduit à l’utilisation aristocratique de chiffres pour leur identification. La famille et la Bourgogne tout entière doivent beaucoup à l’astucieux Louis Latour III, qui comprit que la seule vraie solution à la crise du phyloxéra, qui ravageait la France, était de greffer les plants français sur des porte-greffes américains. Ce fut également lui qui arracha l’aligoté et le pinot noir qui occupaient certains des meilleurs sols calcaires de la Colline de Corton et les replanta en 1891 avec du chardonnay, créant ainsi le grand cru Corton-Charlemagne.

Les moûts des vins rouges Latour sont entièrement égrappés avant d’être fermentés sans macération à froid au préalable. Avec 17 hectares, la Maison Louis Latour est le plus important propriétaire de Cortons rouges.

Les vins blancs Latour, de très haute qualité, sont produits dans un beau centre de vinification moderne à Beaune de manière traditionnelle. Les moûts commencent leur fermentation dans  des cuves, puis la terminent en fûts, pour les meilleurs d’entre eux. La maison emploie un tonnelier qui n’utilise que du chêne de grande qualité. Les blancs passent une année d’élevage dans ces fûts, avec deux soutirages, avant leur mise en bouteille.

Le domaine Louis Latour produit l’un des meilleurs Corton-Charlemagne, riche et puissant et en même temps élégant et avec de la classe.

Les plus grands vins blancs de Bourgogne proviennent des 2 villages de Puligny-Montrachet et de Chassagne-Montrachet –  communes phares qui ont l’honneur de se partager le climat mythique du Montrachet.  Partons à la découverte de la spécificité de la  » Côte des Blancs  » qui engendre chaque année tous ces grands vins blancs qui font rêver la planète entière…

Les caprices de la géologie…

Du Nord au Sud, la Côte Bourguignonne peut être subdivisée en 3 parties: la  Côte de Beaune, la  » Côte des Pierres  » et la Côte de Nuits. Ces trois tronçons présentent une orientation différente. La Côte de Nuits est exposée au levant, plein Est, l’exposition idéale pour le Pinot Noir. Avec la  » Côte des Pierres  » on commence à virer un peu vers le Sud. La Côte de Beaune confirmera ce mouvement propice au Chardonnay.

En résistant à la  poussée des Alpes, le vieux socle granitique du Morvan a provoqué un mouvement tectonique. La Côte présente alors 2 ondulations transversales ; en admirant la Côte de face, par exemple au niveau de l’autoroute qui passe près de Beaune, dans la plaine de la Saône, on peut apprécier cette façade qui offre une structure en « S » due à ces 2 ondulations transversales : le synclinal de Volnay en Côte de Beaune et l’anticlinal de Gevrey en Côte de Nuits. On devrait retrouver en Côte des Blancs ( qui s’étend sur Meursault, Puligny et une partie de Chassagne-Montrachet – la partie Sud étant réservée au Pinot Noir ) des vins rouges comparables à ceux de la Côte de Nuits, fermes, complexes et de garde. Mais la présence de marnes y a favorisé la culture du Chardonnay. En effet, une mer plus profonde à cet endroit a laissé des couches marneuses que l’on retrouve au sommet des collines surmontant le vignoble à l’Est. L’occupation plus longue des mers a empêché la transformation en calcaire dur jusqu’à son terme. Quand les roches se sont formées dans le Jurassique moyen, le haut de l’étage se terminait par des marnes et non par du calcaire dur. Ainsi, pendant des millénaires, les eaux de ruissellement ont pu déposer, sur les pentes sous-jacentes, des éboulis et des limons contenant plus de matières argileuses. Ces argiles  » engraissent  » à merveille les sols et les rendent très favorables à la culture du Chardonnay. Le cépage des grands vins blancs de Bourgogne aime les terroirs marno-calcaires assez argileux.

Meursault  » la blanche « 

Par la volonté de ses vignerons du début de siècle, quand se sont créées les Appellations d’origine Contrôlées, Meursault n’a pas voulu distinguer de Grands Crus au sein de ses meilleurs climats.

Les vins  Meursault en dégustation

Aucun vignoble n’offre des vins blancs qui ressemblent au Meursault, leurs qualités organo-leptiques se déclinant dans un génial paradoxe. Ils allient sec et gras avec une note minérale très discrète, qui s’efface au profit d’un bouquet capiteux, sensuel et envoûtant à nul autre pareil.  On y discerne des notes d’amande, de noisette, de feuillage  et de pomme reinette. En bouche, c’est une belle structure qui domine, avec cette sensation de grande consistance qui se traduit par une onctuosité extrême et une grande persistance.

 Les principaux climats de Meursault

  • Genevrières : d’exposition Est / Sud-Est sur les calcaires durs égayés de marnes blanches. Souvent considéré comme le plus complet, c’est un vin riche et très expressif, avec une complexité et une concentration étonnantes. Très harmonieux, fin, envoûtant et savoureux, il épouse au plus près son terroir exceptionnel.
  • Charmes : au pied des Perrières, exposé plein Est sur des sols argileux profonds mais bien drainés, c’est le cru où la puissance s’impose d’emblée. Sa structure vigoureuse et sa consistance impressionnante exigent du temps pour que se révèle parfaitement le terroir.
  • Perrières et Clos des Perrières : exposé au levant, dans le meilleur du coteau sculpté dans le calcaire dur, avec ruissellements marneux et limons exceptionnels, c’est un vin à la personnalité affirmée. Son ressort très marqué cisèle une grande fraîcheur qui le prépare à la garde. Fruits, fleurs, épices, amande, minéralité très subtile, c’est tout le grand Meursault…
  • Poruzots : Exposition Sud-Est qui lui assure un plein ensoleillement. Voilà un vin taillé pour la garde. Sue la réserve dans sa jeunesse, dans un registre un peu sauvage, il développe au vieillissement une finesse et une élégance de grande classe avec un bouquet intense de tilleul, de fleur séchées et d’amande.
  • Bouchères : A mi-pente, contigu aux Poruzots,  avec une belle exposition, Les Bouchères est le moins connu des 1ers Crus. Sa rondeur est exquise, son soyeux aussi, avec des notes de fruits mûrs qui rappellent son voisin, avec un peu plus de simplicité.
  • Meursault Blagny Sous le Dos d’Ane : En transition avec Puligny, ce climat est installé dans la combe de marnes blanches qui sépare les 2 vignobles. Sa structure évoque déjà les grands vins de Puligny, plus aérienne que terrienne… Très frais, il est marqué par d’intenses notes minérales qui se mêlent admirablement aux notes florales et fruitées.
Carte d’identité

  Meursault : 304 hectares

Meursault Premiers Crus : 131 ha

Les Bouchères, Les Caillerets, Charmes, Les Cras, Genevrières, Les Gouttes d’Or, Perrières, Poruzots, Les Poruzots.

 Les rouges issus de ce terroir portent l’AOC  » Blagny « . De plus  climats ont droit à lappellation Premier Cru  » Volanay-Santenots  »  : Les Plures, Les Santenots Blancs, Les Santenots du Dessous, Les Santenots du Milieu, Les Vignes Blanches.

 

Puligny-Montrachet, la belle

Les meilleurs climats, classés en Grand Cru et Premier Cru, sont installés sur des sols très étroitement liés au substrat jurassique : rendzines  » blanches  » sur les calcaires marneux et les marnes en affleurement, ou encore rendzines  » rouges ou brunes  » et sols bruns calcaires, sur les éboulis marno-calcaires du versant.

Les vins de Puligny en dégustation

Au nez, le Puligny suggère la fougère, l’aubépine, le raisin, la citronnelle, la pâte d’amandes, la noisette, l’ambre,  la  pomme verte. Les arômes minéraux ( silex, pierre à fusil ) et lactiques ( beurre ) sont fréquents. Le miel est habituel, surtout après quelques années de garde.

En bouche, le corps et le bouquet se fondent avec l’âge. Structure et harmonie parviennent à l’unité du Chardonnay dans sa structure la plus subtile et la plus entière.

Les principaux climats de Puligny:

Voici les principaux climats en 1er cru. Nous nous attarderons ultérieurement sur les fabuleux Grands Crus qui sont pour nombre de dégustateurs les plus grands vins blancs de la planète.

  • Le Cailleret ( 1er cru ) : Prolongement naturel du Chevalier Montrachet et du Montrachet, ce climat affiche sans complexe ses nobles caractères qui se révèlent plus vite que ses illustres voisins…
  • Les Pucelles ( 1er cru ) : Nichées sous les Caillerets avec une exposition Est / Sud-Est, sur sols caillouteux, avec de bons argiles sur sous-sol calcaire, c’est un vin riche à l’élan subtil qui met en valeur son moelleux exceptionnel. Très aromatique, il mêle puissance et élégance. Très grand potentiel de garde…
  • Les Combettes ( 1er cru ) : Fin et consistant à la fois, il impressionne par son opulence aérienne qui le distingue absolument du Meursault.
  • Le Clavoillon ( 1er cru ) : Encore un climat qui révèle à merveille la typicité du Puligny. Charnu et fin, consistant et souple, c’est un vin très vivant qui laisse éclater en bouche un fruit très subtil et très frais.
Carte d’identité

Puligny-Montrachet : 114 ha

Puligny-Montrachet Premier Cru : 100 ha

Le Cailleret, Les Chalumeaux, Champ Canet, Champ Gain, Clavoillon, Clos de le Garenne,  Clmos de la Mouchère, Les Combettes, Les Demoiselles, Les Folatières, Les Perrières, LesPucelles, Les Referts, La Truffière.

 Grands Crus

Montrachet : 8 ha dont 4 ha sur Puligny

Chevalier-Montrachet :  7.36 ha

Bâtard-Montrachet : 11.87 ha dont 6.02 ha sur Puligny

Bienvenue-Bâtard-Montrachet: 3.69 ha

Criots-Bâtard-Montrachet : 1.57 ha

Chassagne-Montrachet la discrète

Le pinot noir  y retrouve ses marnes, dans une tonalité très  » Côte de Beaune « , avec des vins tendres et fruités, bien consistants cependant avec une élégante souplesse. Pour la partie  » Côte des Blancs  » il faut traverser la RN 6, vers le Nord, pour retrouver la suite du coteau de Puligny.

Les vins blancs sont donc de même facture que ceux de Puligny, les 2 communes se partageant équitablement le Montrachet. C’est le plus grand des vins blancs  secs, avec cette élégance suprême à nulle autre comparable. Arômes intenses, d’une subtilité exquise où se glisse la cannelle. Sec, tout en étant souple, consistant tout en étant fringuant, caressant toujours, sa longueur est impressionnante. Avec les années, il atteint une suavité extrême tout en conservant une fraîcheur d’une rare élégance.

Carte d’identité

 Chassagne-Montrachet : 173 ha ( moitié en blanc )

 Chassagne-Montrachet Premier Cru : 159 ha

Cailleret, Les Champs Gains, En Remilly, Vide Bourse, Abbaye de Morgeot, Morgeot…

 Grands Crus

Montrachet : 4 ha

Bâtard-Montrachet : 5.85 ha

Criots-Bâtard-Montrachet : 1.56 ha

Un peu plus au Nord de la Côte des Blancs : Corton-Charlemagne…

Après Beaune, l’autoroute traverse une plaine plate au-delà de laquelle se dresse la pointe de Corton, crêtée de bois. Le Corton-Charlemagne provient de la partie supérieure où les débris du sommet calcaire dévalent et blanchissent la marne brune.

Les vins de Corton-Charlemagne en dégustation

 Un bouquet d’une adorable complexité mais d’une grande délicatesse, sur des tonalités beurrées pomme au four, teintées d’agrumes, d’ananas, de silex, de tilleul, de fougère, de genévrier, de cannelle. Les  notes miellées sont fréquents. Le cuir, la truffe se retrouvent dans les millésimes plus anciens.

La bouche est glorieuse, virulents. D’une extraordinaire richesse,  très concentré, il séduit par sa race et son élégance. Sa structure très équilibrée lui permet de se maintenir longtemps en garde. Il atteint son apogée au bout d’une dizaine d’années et peut, en général, se conserver 20 à 25 ans.

Le domaine Louis Latour détient les plus vastes superficies du Grand Cru.

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